4. Madness Clash

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Extrait :

– Tu es armée ? glissa-t-il à Sandra d’une voix soudain durcie.

– Bien sûr, mais…

– C’est un braquage, coupa-t-il, répondant à sa question non formulée. L’autre va faire le tour par les cuisines pour neutraliser le personnel et ceux-là vont entrer par devant. Ils vont dévaliser tous les clients. Le coup classique, surtout quand il y a un mariage de ce genre… Trop tard pour filer.

salle auberge
Quand un déjeuner en amoureux dans une chouette auberge se transforme en jeu de massacre. La faute à des braqueurs par trop amateurs.
Vue de la salle et de la table qu’occupaient Jess « Honey » et Sandra « Sand » , juste derrière la plante verte. Cliché aimablement fourni par le propriètaire et cuisinier de l’établissement.

Extrait :

La Falaise et sa chênaie étaient au centre de l’affaire et son grand‑père pouvait bien avoir été assassiné par Jess Morgan. Pourquoi et comment ? Il n’en savait rien. Mais son instinct lui hurlait que la vérité était à chercher de ce côté. De toutes les hypothèses qu’il avait envisagées, c’était la seule qui revenait sans cesse à son esprit.

VillaLaFalaise
La propriété normande De Sandra Bélize et Jess Morgan, La Falaise, au nord d’Etretat. Le bucolisme et l’esthétique des lieux invitent à philosopher (sur le sens de la Vie, par exemple…). Enfin, quand on a le temps et qu’on veut bien vous FOUTRE LA PAIX!

Extrait :

Tous deux avaient revêtu des gilets de sauvetage et s’affairaient autour d’une petite vedette de haute mer, abritée derrière un solide éperon rocheux qui la protégeait du plus gros de la houle.

‑ Ils ne vont pas s’embarquer par un temps pareil ? hurla Luc à l’oreille de Nat. Là, c’est plus du courage, c’est de la dinguerie !

‑ Allons‑y, répondit simplement le commissaire. Ils sont descendus par là.

Vedette-tempete
Cliché rapide de la vedette qui a permis au couple de tourtereaux de fuir leur villa « La Falaise » agressée par la police mais, même avec un bon bateau, le meilleur des marins peut perdre la tête dans la tempête.

Extrait :

– Non, pas elle ! postillonna André Authon en se précipitant. Vous m’avez tout pris, laissez-la moi ! N’avez-vous donc aucun sens du sacré ?

C’était le seul objet pour lequel il était vraiment prêt à prendre tous les risques. Sans réfléchir, il chercha à arracher des mains de Jess Morgan la précieuse croix apostolique, en lui donnant même un coup pour tenter de le faire lâcher prise. L’américain ne bougea pas plus qu’un monolithe mais n’apprécia pas du tout ces façons. On ne portait pas la main sur lui sans le payer très cher.

Croix-butin
Il est connu qu’en ce bas monde chacun doit porter sa croix. Celle du bientôt Cardinal Authon est de belle facture, qualité pour prélat. Il est tout aussi connu que les malfrats, pénibles porteurs de croix de pacotille, cherchent sans cesse à améliorer leur karma. Trop beau, tu meurs pour qui veut vivre.

Extrait :

La nuit était bien avancée et la seule chose raisonnable à faire maintenant était d’aller prendre un peu de repos. Mais, après avoir déposé Luc Arno à son studio rue du Mail, Jonathan Nat fit tout de même un crochet par le quai des Orfèvres. Le planton de nuit ne s’étonna pas de voir le patron du SIA à pareille heure. Tout le monde savait que le commissaire Nat était un gros travailleur et ne comptait pas ses heures.

PJ-Paris2
En ce temps-là, les bureaux du SIA nichaient au 36 quai des Orfèvres, dit « la Maison Poulaga ». Sous les ponts de Paris coule la Seine et dérivent les songes des policiers enchaînés au labeur.

Extrait :

Les auditions des deux premiers jours furent d’un ennui mortel. Le requin malais restait bouche close et refusait de coopérer, ce qui était prévisible étant donné l’arrogance du personnage. Néanmoins, on pouvait dire que tout se déroulait normalement. Chaque soir, le prisonnier était reconduit à la maison d’arrêt de Champ Dollon.

La probabilité d’une attaque sur le trajet tribunal/prison dans un sens ou dans l’autre était élevée et Jonathan Nat avait pris des mesures en conséquence.

PalaisJusticeGeneve
Le Palais de Justice de Genève, canton de Genève, Suisse continentale. Dans cette ville à vocation internationale, on juge jusqu’au malais. Pourtant, ce ne sont pas les arrêtés des juges que redoute Wang-Chou le requin malais mais l’arrêt de vie définitif que l’expéditive justice de Jess Morgan a prononcé contre lui.

Extrait :

Si tout se passait bien, Jess Morgan allait avoir à sa descente d’avion la plus mauvaise surprise de sa vie et coucherait cette nuit‑là en prison. Pour longtemps.

Les deux policiers du SIA y crurent durant quelques dizaines de secondes, le temps que Tissot parle avec son collègue français. Mettant sa main sur le cornet du téléphone, le contrôleur suisse se tourna vers eux et leur annonça  tout de go :

– Le jet n’est pas en approche. Le pilote ne s’est pas signalé à la tour de contrôle de Roissy.

jet
On vole pour des sous et le plaisir de dépenser les sous volés. Cliché du jet affrété par un voleur pour quitter Genève en volant. C’est beau, d’avoir les sous!

Extrait :

– Te fatigue pas. J’ai eu le temps de voir le cabot : tout crotté et pas de collier. C’est un chien errant. Inutile de compter sur lui pour ramener des secours, il n’a rien d’un Lassie ou d’un Rintintin. Tout ce qui risque d’arriver, c’est qu’il se souvienne de nous s’il a trop faim et revienne nous croquer un bout de barbaque. Je préfère qu’il ait filé et j’espère qu’il est loin.

Jonathan Nat ne fit pas de commentaire. Luc avait raison et la seule présence de cet animal représentait un nouveau danger. L’odeur du sang de Wang-Chou pouvait bien inspirer le toutou et lui faire oublier qu’il était le meilleur ami de l’homme…

grange
Déjà que l’endroit n’incite pas à l’optimisme, essayez d’imaginer ce que l’on peut éprouver dans une grange aussi moche lorsque quelqu’un d’assez méchant vous y a abandonné attaché au cadavre d’un requin malais mort. De quoi dégoûter Jonathan Nat et Luc Arno de la viande froide pour longtemps.

Extrait :

Les souvenirs étaient passés à toute allure dans sa tête, se télescopant dans le désordre en images crues. Tant d’horreur vécue, tant de ravages dans une jeune vie… et cette odeur fantôme qui persistait dans ses narines, bien trop présente pour ne pas lui glacer l’âme.

D’un violent effort sur lui-même, le jeune policier réussit enfin à repousser ces hideux moments au fond de l’oubli. La trappe du passé se referma tant bien que mal. Mais il sortait d’un cauchemar pour en retrouver un autre car la réalité présente n’avait rien de réjouissant.

charcuterie
La charcuterie, on aime ou pas. Luc Arno, lui, déteste. Trop de souvenirs amers. C’est drôle de penser qu’avant d’être flic, un poulet a eu une vie et, peut-être, une enfance.

Extrait :

Avec les quatre hommes qui l’encadraient de près, pas question de tenter un coup de force au moment où on lui ôterait les menottes. D’autant qu’elle avait remarqué que l’un d’eux restait un peu en retrait. Il avait débouclé son holster et gardait la main sur la crosse de son arme, au cas où.

Elle se laissa donc enfermer sans résistance dans la cellule, en prenant bien garde au bruit que faisait la serrure. Elle en conclut qu’elle était neuve et serait difficile à crocheter si, par chance, elle parvenait à se procurer quelque outil.

cellule
Une cellule toute bête, officielle, légale. Tout ce qu’il y a de plus vexant pour une Sandra Bélize bouclée là-dedans. Il est tout de même curieux que l’administration pénitentiaire ne prête aucune attention à la gaieté environnementale et à l’élégance de ses lieux de détention.

Extrait :

Bousculant Sandra Bélize devant lui sans le moindre égard, le commissaire s’abrita derrière un chariot à bagages tout en pressant l’alarme d’urgence intégrée à son téléphone portable. Une sirène incroyablement sonore se mit à hurler.  Les renforts alertés,  Jonathan Nat braqua son arme du côté des agresseurs. Il eut un instant d’hésitation en voyant les femmes et les enfants dans sa ligne de mire et cela lui fut fatal. Quelque chose le toucha à l’épaule.

train
Le train de nuit ramenant à Paris Sandra Bélize prisonnière du SIA entre en Gare St Lazare, Paris.
De toutes les gares parisiennes, St Lazare est bien la plus triste. Il parait qu’il y pleut toujours et que personne jamais n’y rit. Il parait.

Extrait :

– Quelle garantie offrez-vous en échange ? grogna-t-il subitement d’un ton rogue.

– Ma parole. Et aussi l’assurance que vous ne serez pas compromis.

Le policier prit une mine si sceptique qu’elle en était insultante. Mais Sandra Bélize était au-delà de ce genre de susceptibilité.

Children Hop Boston
A Boston, Etats-Unis d’Amérique, il y a le Children’s Hospital avec les meilleurs praticiens du monde et un espoir inaccessible pour des gens qui n’ont pas forcément assez d’argent pour y faire soigner un enfant car aux States tout se paie. Cher. Notons cependant que la journée d’hospitalisation y est moins onéreuse qu’en France ou, pis encore, en Suisse, et que le service y est bien meilleur because les nuées d’avocats à la poursuite effrénée de la faute professionnelle.